Dentisterie sans métal

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Métaux en bouche : un problème majeur de santé publique !


Les métaux lourds et leurs effets délétères sur la santé ne sont plus à démontrer, de nombreuses études sur le sujet de part le monde abondent dans ce sens. Pourtant aujourd'hui encore dans notre pays les matériaux dentaires les plus couramment utilisés sont des métaux lourds, représentant de fait un problème majeur de santé publique. Pourtant, des alternatives existent.


Depuis de nombreuses années maintenant, la toxicité de l'amalgame dentaire plus communément désigné par plombage anime une controverse au sein de la communauté scientifique. Comme son nom ne l'indique pas, le plombage ne contient aucun plomb mais un alliage de mercure et d'autres métaux tel que argent, étain, cuivre, zinc…. Bien que les autres métaux soient eux-mêmes considérés comme nocifs, c'est l'utilisation de mercure qui pose un véritable problème, ce métal s’avérant être, un dangereux neurotoxique, reprotoxique (qui affecte la reproduction et pouvant entraîner la stérilité) et perturbateur endocrinien. Certains emploient même le mot empoisonnement pour désigner les effets du mercure sur l'organisme mais aussi des métaux lourds utilisés en dentisterie.


Revenons un peu en arrière. La dentisterie d’après-guerre a été marquée par le recours massif des métaux précieux à base d'or principalement mais aussi de mercure. Très vite, les matériaux précieux ont été remplacés par des alliages non-précieux pour des raisons évidemment économiques, leurs propriétés mécaniques sont certes excellentes mais la résistance à la corrosion est faible et les problèmes de biocompatibilité se multiplient. Il s’agit de nickel, chrome, cobalt, fer... A titre d’exemple, les couronnes préformées pour les enfants contiennent plus de 72% de nickel ! Nickel, matériau reconnut par un arrêté Européen comme matériau le plus allergène. Résultat : allergies, inflammations, dermatites, pour ne citer que les manifestations les plus courantes. Mais aussi, cancers, maladies dégénératives du système nerveux , sclérose en plaque, Alzheimer font malheureusement parties du lot. Ces matériaux génèrent des effets toxiques sur l’organisme dans la mesure où ils réunissent les trois conditions suivantes :
- Pénétration dans l’organisme par la peau ou par une muqueuse,
- Diffusion dans l’organisme, le plus souvent par le sang, 

- Interaction avec une molécule biologique (protéine, lipide insaturé, ADN…) impliquée dans une activité physiologique essentielle..


Cela entraîne dans un premier temps des effets irritants, voire allergisants, accélère ensuite le vieillissement cellulaire pouvant aboutir en dernier lieu à la mort cellulaire. 1 Dietrich Klinghardt, directeur d'une clinique spécialisée dans le traitement de la douleur à Santa Fe. Une autre manière de développer leurs effets néfastes pour les alliages métalliques est l’effet galvanique : Lorsque deux métaux différents sont en contact avec la salive, il apparaît entre ces deux métaux une différence des potentiels électriques se mesurant en volt ou en millivolts et pouvant aller jusqu’à 1500 Mv. Par comparaison, l’activité électrique d’une membrane cellulaire est de l’ordre de 50mV. On comprend les perturbations que peuvent induire ces phénomènes galvaniques sur le fonctionnement de nos cellules : troubles neurovégétatifs, vertiges, troubles du sommeil, acouphènes, troubles de l’accommodation visuelle…


Ainsi la plupart des métaux utilisés en bouche présentent des effets plus ou moins néfastes, toxiques pouvant induire des maladies très graves, soit de part leur nature propre, soit de par leur proximité avec d’autres matériaux métalliques.


Concernant les alliages en mercure, leur nocivité a été dénoncée pour la première fois en Allemagne en 1927 mais il faut attendre la fin des années 90 pour que la question de la toxicité du mercure soit posée en terme de santé publique. En 1997, les Universités de Kiel et de Tübingen publient une étude portant sur 17 000 patients montrant que des obturations en amalgame libèrent des quantités importantes de mercure dans la cavité buccale, notamment lors de la mastication. Certains patients étant ainsi exposés à 200 fois la norme acceptée en Allemagne. La toxicologie du mercure nous indique que les organes cibles sont : Le cerveau, les reins, et le foie et que son exposition élevée pendant la grossesse est associée à un risque proportionnel de développer un syndrome d’autisme chez l’enfant.


Si ces métaux sont dangereux pour le patient, il faut savoir qu'ils le sont également pour le professionnel qui les manipule. Les alliages dentaires non précieux à base de nickel, de chrome, de cobalt, entre autres, peuvent être à l’origine d’affections professionnelles notamment des dermites de contact, inscrites au tableau des maladies professionnelles. Ainsi les prothésistes, mais aussi les dentistes sont exposés au risque d’intoxication ou de sensibilisation, par inhalation de poussières par exemple. Les particules d’alliages libérées peuvent induire des pathologies cutanées et pulmonaires, mais aussi différents types de cancer… Le béryllium de certains alliages est reconnu comme hautement toxique, pouvant induire bérylliose, cancers, dermites, rhinites, conjonctivites, bronchites. Malgré l’évidence de nombreux pays dont la France, n’ont toujours pas interdit l’utilisation des ces produits.


Que dit la législation à ce sujet ?


Il appartient au dentiste de s’informer de la composition complète des alliages utilisés par son prothésiste, de vérifier la fiche technique, l’identification, le numéro de lot… Or, celui-ci n’est pas souvent compétent et n’a pas été formé pour répondre à ces exigences. Même s’il est vrai que le prothésiste et le fabricant du métal fournissent une déclaration selon laquelle le matériau est conforme aux normes européennes, il ne s’agit en aucun cas d’une certification de qualité ! 


L’alternative


Depuis plus de 15 ans, une alternative aux métaux lourds existe, composites, céramiques et zircone peuvent être utilisés avantageusement. Leur coût entraîne encore quelques réticences. Mais ces matériaux sont non métalliques, pour la plupart ont déjà fait leurs preuves, biocompatibles, esthétiques et de résistance mécanique suffisante, ils représentent une solution de choix aux matériaux tout métal.


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